HISTOIRE DE LA SFECAG
1962-2012 : 50 années d'activités

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RIVET (L.), SAULNIER (S.), La Société Française d’Étude de la Céramique Antique en Gaule (SFECAG) à l’aube de 50 ans d’activités.
In : Hornos, talleres y focos de producción alfarera en Hispania, I Congreso Internacional de la SECAH Ex officina hispana (Cádiz) 3-4 de marzo de 2011 (Monografías ex officina hispana 1, 2013
), p. 91-114.

 

À la fin du XIXe siècle et durant les premières décennies du XXe siècle, l'étude de la céramique antique, et principalement de la sigillée, fut le fait d'initiatives individuelles aboutissant à quelques publications monographiques ou de synthèse dont la valeur et l'utilité restent intactes.

Dans les années 1950-60, les études céramologiques ont démontré l'intérêt de leurs résultats dans divers domaines de l'Histoire ; la céramologie est enseignée à l'Université et intégrée à l'organisation de l'Archéologie, tandis que quelques chercheurs y consacrent une part essentielle de leurs activités. Chez certains d'entre eux, le besoin se fait sentir d'organiser la recherche avec plus de méthode et, face à l'ampleur des lots de matériel, de rompre l'isolement dans lequel ils se trouvent. C'est dans ce contexte que la SFECAG, association régie par la loi de 1901, est née en 1962.

I. CRÉATION DU GECAG :

Constatant l'absence d'unité dans les méthodes et dans les techniques d'étude de la céramique, certains chercheurs furent amenés à poser le problème d'une coordination des efforts à l'échelon national, en se fondant principalement sur ce qui se passait alors dans les pays voisins (Allemagne et Grande-Bretagne en particulier). L'époque était cependant peu propice à l'établissement d'un « Centre de documentation et de coordination pour les recherches céramologiques en France » dont l'administration serait du ressort d'un organisme d'Etat.

Il apparut qu'une des meilleures solutions était de constituer, à titre provisoire, une association loi 1901. Le Groupe d'Etude de la Céramique Antique en Gaule (G.E.C.A.G.) fut donc créé, à la suite d'un colloque tenu à la Faculté des Lettres de Dijon, le 6 mars 1962.

À ce colloque, réuni à l'initiative de Jean-Jacques Hatt, participèrent Paul-Marie Duval, Pierre-François Fournier, Mlle Franchomme, Jacques Gourvest, E. Guyot, P. Lebel, Joël Le Gall, Lucien Lerat, Marcel Lutz, Roland Martin, Claude Poinssot, P. Quoniam, Ratel, Mlle Odile Régnier, Max Vauthey et Hugues Vertet (s'étaient excusés : Claudine André, J. André, Louis Balsan, Albert France-Lanord, Bernard Hofmann, Van Hommerich, Mlle Justaud, Michel Labrousse, Françoise Le Roux, Charles Morel, Robert Périchon, Gabriel Stiller, Jean-Raymond Terrisse).

LES OBJECTIFS

L'un des buts du GECAG était de coordonner et développer les travaux scientifiques concernant la céramique antique en Gaule, depuis l'époque du Premier Age du Fer jusqu'à la période carolingienne (entre 750 av. J.-C. et 800 ap. J.-C.). L'ordre du jour appelait la discussion des questions suivantes :
- statuts, composition du comité, siège social, cotisations ;
- affiliation à l'association internationale des Rei Cretariae Romanae Fautores (mais cette question sera remise à plus tard), créée en 1958 ;
- mise à la disposition des membres du Groupe de travail de la documentation de base sur la céramique sigillée
(microfilms, photocopies,etc.)
- unification de la nomenclature, des méthodes d'étude, de classement, de publication de la sigillée à reliefs ;
- constitution d'un fichier photographique des moulages développés ;
- publication des grandes collections françaises ;
- corpus photographique des signes distinctifs (oves, motifs de remplissage, éléments décoratifs).

Il fut décidé, en outre, que le groupe de travail fonctionnerait dans le cadre du Département des Études Antiques de l'Université de Dijon, cette ville ayant été choisie, de préférence, parce que située à l'épicentre des principaux centres producteurs de terre sigillée gallo-romaine et parce que le Département des Études Antiques y avait déjà organisé d'importants colloques archéologiques.
Ce groupe de travail, ouvert aux chercheurs étrangers, était alors conçu comme une sorte de coopérative des chercheurs se spécialisant dans les études de céramiques antiques en Gaule. Il devait donc s'efforcer de constituer des équipes, de coordonner les efforts en vue de l'étude, de la datation, du classement, de la publication.

L'un de ses principaux objectifs était de normaliser les méthodes de recherches et les publications. A ce propos, Paul-Marie Duval émettait le souhait que le GECAG puisse créer une revue spécialisée de céramologie antique, pourvue d'une chronique bibliographique.

II. LES PREMIERS COLLOQUES : 1962-1973

Entre 1962 et 1973, le GECAG, présidé par Jean-Jacques Hatt, Joël Le Gall étant secrétaire, a organisé des colloques annuels qui, d'abord réservés à quelques participants, ont progressivement attiré plusieurs dizaines d'amateurs.

Ces rencontres ont eu un triple avantage :
- les plus récentes découvertes de céramiques gallo-romaines ont été, de façon quasi immédiate, transmises aux spécialistes. Ainsi a été porté remède à une lacune majeure : la lenteur des publications ;
- chaque réunion comportant de libres discussions autour de points de méthodes, analyse et description de la poterie, techniques de reproduction graphique et photographique, voire même techniques de fouille des officines céramiques, une recherche vers une approche et une coordination des méthodes et des conceptions n'a pas tardé à s'esquisser ;
- l'un des résultats les plus importants a touché aux premiers développements des analyses physico-chimiques de pâtes. Si bien que les réunions du GECAG sont rapidement devenues le point de rencontre privilégié entre spécialistes de la céramologie et techniciens des analyses physico-chimiques. Ces derniers trouvaient, en effet, dans ces colloques, d'utiles contacts avec les fouilleurs et les céramologues.

À une exception près, jusqu'en 1970, ces premiers colloques se sont d'abord tenus à Dijon et, ensuite, dans d'autres villes, élargissant et renouvelant, à chaque fois, le cercle des participants et le champ de l'information :

- 1962 : Dijon (6 mars) : Assemblée constitutive du GECAG.
- 1963 : colloque de Dijon (février).
- 1964 : colloque de Dijon (...).
Thème :  La chronologie des officines gauloises de terre sigillée, leurs rapports avec celles de poterie indigène, principalement à la fin du Ier s. et au début du IIe s. 
- 1965 : colloque de Mende (1er-4 septembre), à l'invitation de Charles Morel et Pierre Peyre.
Excursion à Banassac et à La Graufesenque.
- 1966 : colloque de Dijon (26-27 mars).
Thèmes :  Problèmes des transferts d'ateliers et des exodes d'artisans en Gaule, du règne de Néron au IIe s.  et  Le décor de la sigillée traduisant les croyances mythologiques et le rituel gaulois. L'étude de ces sujets sera poursuivie l'année suivante.
- 1967 : colloque de Dijon (8-9 février).
Thèmes :  Problèmes des transferts d'ateliers et des exodes d'artisans en Gaule, du règne de Néron au IIe s.  et  Le décor de la sigillée traduisant les croyances mythologiques et le rituel gaulois.
En outre, les 13 et 14 mai de la même année, deux journées d'étude consacrées à la céramique « de la fin de l'Indépendance celtique aux premiers siècles de n.è. » ont été organisées, sous l'égide du GECAG, à Roanne.
- 1968 : colloque de Dijon (2-3 mars).
Plus particulièrement lors de ce colloque sont soulevés des problèmes de méthodologie.
- 1969 : colloque de Dijon (19 avril).
Les problèmes de nomenclature pour la céramique commune ont été abordés lors de cette séance de travail.
- 1970 : colloque d'Argenton-sur-Creuse (3-5 avril), à l'invitation de Jacques Allain.
Thème :  La céramique gallo-romaine précoce. Le sujet sera repris l'année suivante.
- 1971 : colloque de Mâcon (22-23 février), à l'invitation de Albert Barthélémy.
Thème :  La céramique gallo-romaine précoce.
- 1972 : colloque de Lyon-Vienne (24-26 mars), à l'invitation de Gabriel Chapotat.
Thèmes :  Les débuts de la céramique gallo-romaine en Gaule  et  Actualité des recherches. Visite de Saint-Romain-en-Gal et excursion à Chaponost (aqueduc) et à Lyon (théâtre, odéon et amphithéâtre).
- 1973 : colloque de Vienne (6-8 avril), à l'invitation de Gabriel Chapotat.
Thèmes :  Néron et le tournant flavien (limité au seul problème de la sigillée et des productions annexes)  et  Actualité des recherches. Visite du château de La Bâtie.

III. CRÉATION DE LA SFECAG : 1973

Au cours du colloque de Vienne, il fut décidé de transformer la structure du groupe de travail, relativement restreint, en une société largement ouverte.
« Après examen attentif des activités et de la situation du GECAG, pour faciliter la réalisation de projets qui sont susceptibles de modifier considérablement les objectifs et les moyens définis par l’assemblée constitutive de 1962..., la dissolution du GECAG fut prononcée à l'unanimité.
A l'issue de la même Assemblée, les statuts associatifs ayant été largement modifiés, il fut décidé de créer la Société Française d'Etude de la Céramique Antique en Gaule (SFECAG), le Président étant Jean-Jacques Hatt et le Secrétaire Général Jacques Lasfargues.

1973-1977

La présence, à Lyon, d'un Laboratoire de Céramologie ainsi que la nouvelle organisation du Musée Archéologique incitaient à transférer dans cette ville le siège social de la nouvelle association.
La SFECAG reprenait, en fait, les buts initiaux du GECAG en se proposant d'encourager le développement des travaux scientifiques sur la céramique, pour la période allant du Premier Age du Fer (750 av. J.-C.) à l'époque carolingienne (800 apr. J.-C.) ; un des objectifs était d'élargir son recrutement.
Le but principal était de mettre à la disposition de tous ceux qui étaient concernés par la céramologie, fouilleurs, céramologues, historiens, économistes, techniciens de laboratoire, etc., le fruit de l'expérience et du travail réalisés en commun au cours des douze années précédentes.
Un autre but était, également, d'encourager, de programmer et d'aider à la publication des travaux scientifiques relatifs à la céramologie.
Ses moyens d'action étaient basés sur la tenue de congrès qui favorisaient la rencontre des chercheurs et des fouilleurs, l'examen des découvertes et la consultation des documents. Les communications devaient porter sur les trouvailles et les fouilles récentes et sur les études en cours.
Il était envisagé, dès que la SFECAG pourrait s'appuyer sur un nombre de membres suffisant, de mettre en place un certain nombre de
« moyens  au service de tous : revue, banque de données, bibliothèque et système de documentation. Son rattachement au CNRS était également évoqué, sous une forme qui restait à définir.


1978-1984

Suite à la démission collective du Conseil d'Administration, en mai 1977, un Comité provisoire est créé. Lors du congrès de 1978, l'Assemblée Générale décide de réorganiser les objectifs et les orientations de la SFECAG. Il s'agissait de choisir entre deux options : une association qui organise une réunion annuelle (un colloque ou un congrès, avec le risque qu'il ne s'agisse plus que d'une réunion amicale de céramologues) ou une association qui représente un groupe de recherche, avec des thèmes de travail bien définis (comme le ferait une équipe travaillant sur un programme strictement limité). Ce fut la première solution qui fut retenue.
En 1978 sont donc déposés de nouveaux statuts (toujours en vigueur) qui, entre autres, introduisent un renouvellement du Conseil d'Administration et, par voie de conséquence, du Bureau, tous les trois ans (et non plus par renouvellement partiel annuel sur trois ans).
Le Président Jean-Jacques Hatt est remplacé par Hugues Vertet, le secrétariat étant assuré par Charlotte Lemoine.
Le siège social de la SFECAG était alors domicilié à l'adresse de la revue Figlina, c'est-à-dire au Laboratoire de Céramologie de Lyon, dirigé par Maurice Picon.
Depuis sa création, la SFECAG n'a cessé d'accroître le nombre de ses adhérents, son audience et son action, en France comme à l'étranger, par les congrès qu'elle a mis en place et à travers les publications qu'elle a diffusées.

IV. LES PREMIERS CONGRÈS : 1974-1984

Le principe des réunions annuelles était donc maintenu, sous forme de congrès, pour confronter les résultats des recherches, sur un ou des sujets définis à l'avance.
Eventuellement, des séances de travail, plus fréquentes, pouvaient être organisées pour discuter de problèmes précis. En 1976, par exemple, l'Assemblée Générale réunie à l'occasion du congrès de Saintes, soulevait le problème de la création de sections locales (pour la région Centre et pour l'ouest de la Gaule où, effectivement, des groupes de travail –les GTT– ont été constitués).

Lors des congrès, il était prévu qu'une discussion suivrait systématiquement chaque communication.

- 1974 : congrès de Néris-les-Bains-Montluçon (5-7 avril).
Thèmes :  Céramique sigillée au début du IIe s. (de 98 à 130) ou la Renaissance Hellénistique  et  Actualité des recherches. Excursion à Néris (exposition sur l'atelier) et visite du musée du Vieux Château.
- 1975 : congrès de Millau (1er-4 mai), à l'invitation de Alain Vernhet et Louis Balsan.
Thèmes :  Les ateliers du sud de la Gaule,  Actualité des recherches. Visite de La Graufesenque et excursion à Banassac.
- 1976 : congrès de Saintes (27-30 mai), à l'invitation de Louis Maurin.
Thèmes :  Problèmes spécifiques de la céramique de l'ouest et Terra Nigra  et  Actualité des recherches céramiques. Visite des monuments de Saintes.
- 1977 : congrès de Nice (19-22 mai), à l'invitation de Christian Goudineau et Danielle Mouchot.
Thèmes :  Les sigillées claires gauloises  et  Actualité des recherches céramiques. Visite des fouilles de Cimiez et excursion à La Turbie et à Vintimille.
- 1978 : congrès de Strasbourg (4-7 mai), à l'invitation de Jean-Jacques Hatt.
Thèmes :  Les sigillées claires gauloises métallescentes  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Excursion à Rheinzabern et Spire.
Ce congrès, à l'origine, devait se tenir à Besançon.
- 1979 : congrès de Lyon (24-27 mai), à l'invitation de Jacques Lasfargues.
Thèmes :  La céramique commune gallo-romaine  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visites du chantier de la rue des Farges et du Laboratoire de Céramologie de Lyon.
- 1980 : congrès de Roanne (14-15 juin).
Il ne s'est pas agi d'un véritable congrès, à cause de celui des R.C.R.F. qui s'était tenu à Millau, à la fin du mois d'avril... La réunion a revêtu la forme d'une Assemblée Générale. Excursion à Feurs.
- 1981 : congrès de Vichy (28-31 mai), à l'invitation de Jacques Corrocher et Hugues Vertet.
Thèmes :  Les ateliers du centre de la Gaule  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Excursion à Clermont-Ferrand, Lezoux et Moulins.
- 1982 : congrès de Metz (20-22 mai), à l'invitation de Yves Burnand et de Marcel Lutz.
Thèmes :  Les ateliers de potiers gallo-romains dans l'est de la Gaule  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Excursion au Luxembourg (villa de Nenning).
- 1983 : congrès de Rennes (12-15 mai), à l'invitation de Robert Sanquer.
Thèmes :  La céramique antique en Bretagne : productions, utilisations, chronologie  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée et excursion à Corseul.
- 1984 : congrès de Fréjus (20-23 septembre), à l'invitation de Daniel Brentchaloff et Lucien Rivet.
Thèmes :  Productions et officines dans le sud-est de la Gaule : découvertes récentes,  Problème de datations par la céramique  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite des monuments de la ville.
Ce congrès, à l'origine, devait se tenir à Tongres (Belgique).

LE PROBLÈME DE LA PUBLICATION

Depuis la création du GECAG se posait le problème d'un support pour la publication de tout ou partie des communications, des débats et des résultats obtenus lors des colloques ou congrès.
Certes, de nombreux comptes rendus ont réussi à être publiés, avec plus ou moins de régularité, dans des revues telles que la Revue Archéologique de l'Est, la Revue Archéologique du Centre, la Revue Archéologique Sites ou Archéologia, ainsi que dans des bulletins de liaison, tel celui de la Direction des Antiquités de Rhône-Alpes. Par ailleurs, un certain nombre de communications ont donné lieu à la publication d'articles dans différentes revues.
En janvier 1977, à l'initiative de Jean-Jacques Hatt et de Maurice Picon, le premier numéro de Figlina (publication réalisée sous le double patronage de la SFECAG et du Laboratoire de Céramologie de Lyon), millésimé 1976, voyait le jour. Le secrétariat était assuré par Roger Lauxerois. À côté des recherches traditionnelles en céramologie, cette revue introduisit les méthodes et les analyses issues du laboratoire.
Jusqu'en 1980, les quatre premiers numéros se feront l'écho des congrès.
En 1984, la SFECAG se séparait de la revue Figlina qui, pour des raisons financières, n'était plus en mesure de paraître parallèlement aux congrès.

V. LES CONGRÈS SUIVANTS : 1985-...

À l'issue du congrès de Fréjus, l'Assemblée Générale procède au renouvellement du Conseil d'Administration et du Bureau : Lucien Rivet succède au Président Hugues Vertet ; pour des raisons pratiques de gestion, le siège social de l'association est alors domicilié à Marseille.

Chaque année, au moment du week-end de l'Ascension (ce qui était déjà souvent le cas depuis 1975), se déroulent donc les congrès qui, autour de deux ou trois thèmes (dont le principal est un thème régional), permettent de développer entre 20 et 35 communications. Une excursion (principe déjà acquis dès 1972) à caractère céramologique est régulièrement mise en place, ainsi que la visite d'un Musée.

- 1985 : congrès de Reims (16-19 mai), à l'invitation de Robert Neiss et Marc Bouxin.
Thèmes :  Etat des séries céramiques en Champagne-Ardennes,  Les céramiques de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée Saint-Rémi et excursion à Epernay (musée).
- 1986 : congrès de Toulouse (9-11 mai), à l'invitation de Robert Lequément.
Thèmes :  Les céramiques fines non sigillées  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée Saint-Raymond et excursion à Montans.
- 1987 : congrès de Caen (28-31 mai), à l'invitation de Jean-Yves Marin.
Thèmes :  Les céramiques gallo-romaines et romano-britanniques dans le nord-ouest de l'Empire : place de la Normandie entre le continent et les îles britanniques  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visites du Centre de Recherches Archéologiques Médiévales et du musée de Normandie et excursion à Mondeville.
- 1988 : congrès d'Orange (12-15 mai), à l'invitation de Michel-Edouard Bellet.
Thèmes :  Les productions de la vallée du Rhône  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée et excursion à Vaison-la-Romaine.
- 1989 : congrès de Lezoux (4-7 mai), à l'invitation de Philippe Bet.
Thèmes :  Les productions céramiques de Lezoux et du centre de la Gaule  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée et excursion au Puy de Dôme.
- 1990 : congrès de Mandeure-Mathay (24-27 mai), à l'invitation de Pierre Mougin.
Thèmes :  Les ateliers de productions céramiques dans l'est de la Gaule,  Méthodologie : comptages et quantification en céramologie,  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visites du théâtre, du site de l'Essarté et excursion à Augst.
- 1991 : congrès de Cognac (8-11 mai), à l'invitation de Christian Vernou.
Thèmes :  Productions et importations dans la région Poitou-Charentes,  Méthodologie : la chronologie en céramologie  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Visite du musée et excursion à Saintes (musée et amphithéâtre).
- 1992 : congrès de Tournai (28-31 mai), à l'invitation de Raymond Brulet.
Thèmes :  La céramique gallo-belge  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Excursion à Ename (Gand) et Aubechies.
- 1993 : congrès de Versailles (20-23 mai), à l'invitation de Bruno Dufaÿ, Yvan Barat et Didier Vermeersch.
Thèmes :  Productions et importations dans la région parisienne  et  Actualité des recherches céramiques en Gaule. Excursion à Septeuil, Genainville et Guiry-en-Vexin (musée).
- 1994 : congrès de Millau (12-15 mai), à l'invitation de Alain Vernhet.
Thèmes :  Les sigillées du sud de la Gaule  et  Actualité des recherches céramiques. Visite du musée et excursion à La Graufesenque.
- 1995 : congrès de Rouen (25-28 mai), à l'invitation de Patrick Blaszkiewicz et Patrick Halbout.
Thèmes :  Productions et importations dans le nord-ouest de la Gaule (Seconde Lyonnaise et Gaule Belgique) et relations avec la Bretagne romaine  et  Actualité des recherches céramiques. Visite du Musée Départemental des Antiquités et excursion à Saint-Martin-de-Boscherville et Lillebonne.
- 1996 : congrès de Dijon (16-19 mai), à l'invitation de Martine Joly.
Thèmes :  Les productions céramiques gallo-romaines en Bourgogne  et  Actualité des recherches céramiques. Visite du musée archéologique et excursion à Nuits-Saint-Georges (musée et site des Bolards).
- 1997 : congrès du Mans (8-11 mai), à l'invitation de Bernard Mandy et de Michel Vaginay.
Thèmes :  Ensembles précoces dans l'ouest de la Gaule,  Quelques ensembles céramiques des Pays de Loire  et  Actualité des recherches céramiques. Visite des rempart et des Thermes et excursion à Allones.
- 1998 : congrès d’Istres (21-24 mai), à l’invitation de Martine Sciallano.
Thèmes :  Importations d’amphores en Gaule du Sud du règne d’Auguste à l’Antiquité tardive  et  Actualité des recherches céramiques. Visite du Musée Archéologique, excursion à Fos-sur-Mer et à Arles (Musée de l’Arles Antique).
- 1999 : congrès de Fribourg (13-16 mai), à l’invitation de Anne Hochuli-Gysel.
Thèmes :  Productions de céramiques dans les différentes régions de Suisse : technologie, production et marché  et  Actualité des recherches céramiques. Visite du Musée d’Art et d’Histoire et excursion à Avenches.
- 2000 : congrès de Libourne (1er-4 juin), à l’invitation de Dany Barraud et Frédéric Berthault.
Thèmes :  Productions régionales et importations en Aquitaine  et  Actualité des recherches céramiques. Visite des Musées d'Aquitaine, à Bordeaux.
- 2001 : congrès de Lille et Bavay (24-27 mai), à l'invitation de Marie Tuffreau-Libre et Frédéric Loridant.
Thèmes : Les faciès micro-régionaux de la céramique dans le nord de la Gaule romaine et  Actualité des recherches céramiques. Excursion à Bavay (site et musée).
- 2002 : congrès de Bayeux  (9-12 mai), à l’invitation de François Fichet de Clairfontaine, Florence Delacampagne et Marc Bouiron.
Thèmes : La Normandie antique du Ier siècle avant J.-C. à la fin du Bas-Empire ; Actualité des recherches céramiques.Visite du musée et du site de Vieux
- 2003 : congrès de Saint-Romain-en-Gal (29 mai-1er juin 2003), à l'invitation de Jacques Lasfargues et Odile Leblanc.
Thèmes : Le mobilier du IIIe siècle dans la cité de Vienne et à Lyon ; Actualité des recherches céramiques. Visite des sites et musées de Vienne et de Saint-Romain-en-Gal
- 2004 : congrès de Vallauris (20-23 mai 2004), à l'invitation de Franck Braemer (Cepam), Michel Pasqualini et Emmanuel Pellegrino.
Thème :
Les céramiques communes de Marseille à Gênes du IIe s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C. ;  Actualité des recherches céramiques. Visite du musée et du site de Nice-Cimiez, cuisson expérimentale de Biot.
- 2005 : congrès de Blois (5-8 mai 2005), à l'invitation du Service Régional de l'Archéologie du Centre – Laurent Bourgeau et Christian Cribellier –
de l’UMR 6173 CITERES/Laboratoire “Archéologie et Territoires” de Tours – Alain Ferdière –, de l’INRAP – Hervé Sellès – et du Projet Collectif de Recherche La céramique gallo-romaine du Val de Loire – Marie Tuffreau-Libre.
Thème :
Spécificités et diffusion de la céramique gallo-romaine en région Centre ;  Actualité des recherches céramiques. Visite du site et du musée de Thésée-Pouillé
- 2006 : congrès de Pézenas (25-28 mai 2006), à l'invitation à l’invitation de l’UMR 5140 Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, Milieux, Territoires, Civilisations (Lattes), directeur Pierre Garmy, ainsi que de l’INRAP Méditerranée, directeur François Souq, l’organisation étant assurée par Stéphane Mauné (UMR 5140) et Stéphanie Raux (INRAP).
Thème :
Productions, approvisionnements et usages de la vaisselle en Languedoc du Ier au IVe siècle ; Actualité des recherches céramiques. Visite du site et du musée Amphoralis, à Sallèles-d' Aude.
- 2007 : congrès de Langres (17-20 mai 2007), à l'invitation de la Ville de Langres, du Musée d'Art et d'Histoire - Emmanuelle Trief-Touchard et Arnaud vailland – et de Martine Joly (UMR 5594, Université de Paris-Sorbonne/Paris IV).
Thème :
La datation des ensembles céramiques antiques : confrontations méthodologiques, placé sous la coordination de Martine Joly, Joël Lambert, Sébastien Durost et Philippe Barral (Laboratoire de Chrono-Ecologe de Besançon) ; Actualité des recherches céramiques. Visite de la villa d'Andilly-en-Bassigny.
- 2008 : congrès de L'Escala-Empúries (1er-4 mai 2008) : à l'invitation de X. Aquilué (site et musée d'Empúries) et A. López Mullor (Diputació de Barcelona) et à l'occasion du centenaire des fouilles d'Empúries.
Thème : Les productions céramiques en Hispanie tarraconaise (IIe s. av. J.-C. - VIe s. apr. J.-C.) ; Actualité des recherches céramiques. Visite du site et du Musée d'Empúries.
- 2009 : congrès de Colmar (21-24 mai 2009) : à l'invitation de l'Université de Strasbourg-Umr 7044 (A.-M. Adam), en partenariat avec diverses institutions
Thème : Sites de productions dans le Rhin supérieur ; Sites militaires, sites civils : échanges, influences et contrastes entre Strasbourg et Windisch ; Actualité des recherches céramiques. Visite de Dambach-la-Ville et de la Chartreuse de Molsheim.

- 2010 : congrès de Chelles (13-16 mai 2010) : à l'invitation de la Ville de Chelles, C. et C. Charamond (service archéologique/Musée Alfred Bonno)
Thème :
L'apport de la céramique à la connaissance des dynamiques culturelles et économiques et des limites administratives de la Gaule (sous la coordination scientifique de Jean-marc Séguier) ; Actualité des recherches céramiques. Visite de Senlis (amphithéâtre, enceinte du Bas-Empire et vieille ville).
- 2011 : congrès d'Arles (2-5 juin 2011) : à l'invitation du Musée départemental Arles Antique, Claude Sintès, directeur du Musée, et David Djaoui.
Thème :
Contextes de consommation à Arles : le point sur les connaissances céramiques ; Contextes des villes portuaires et fluviales : commerce, économie et société (sous la coordination scientifique de David Djaoui) ; Actualité des recherches céramiques. Visite de Martigues.

- 2012 : congrès de Poitiers (17-20 mai 2012) : à l'invitation de Séverine Lemaître (Université de Poitiers, Laboratoire HerMA) et de David Guitton (Inrap Grand Ouest)
Thème :
Contextes des villes portuaires et fluviales : commerce, économie et société (sous la coordination scientifique de David Djaoui) ; Actualité des recherches céramiques. Visite de Sanxay et des Tours-Mirande.
- 2013 : congrès d'Amiens (9-12 mai 2013) : à l'invitation de Cyrille Chaidron, Raphaël Clotuche, Stéphane Dubois, Sonja Willems.
Thème : Dynamiques d'évolution de la vaisselle de la conquête de la Gaule à celle de la Bretagne ;
Actualité des recherches céramiques. Visite du Parc Archéologique de Samara (oppidum de La Chausée Tirancourt).
- 2014 : congrès de Chartres (29 mai-1er juin 2014) : à l'invitation de Jonathan Simon et le service Archéologie de la Ville de Chartres.
Thème : Entre Seine et Loire : Les Carnutes. Des faciès céramiques contrastés ;
Actualité des recherches céramiques. Visites guidées dans la ville par - 2015 : congrès de Nyon (5 - 8 mai 2015) : à l'invitation de Thierry Luginbühl, Véronique Rey-Vodoz et Marie-France Meylan Krause.
Thème : Céramique et religion en Gaule romaine ;
Actualité des recherches céramiques. Visites de Lausanne, de l'Anthropole de l'Université de Lausanne et du parc et musée archéologique e Lausanne-Vidy.

- 2016 : congrès d'Autun (25 - 28 mai 2016) : à l'invitation de Anne Ahü-Delor, Sylvie Mouton-Venault et Yannick Labaune.
Thème : La céramique en contexte funéraire : approches multiples ; Actualité des recherches céramiques. Visites d'Autun (époques antique et médiévale) ; cuisson expérimentale.

LES ACTES DES CONGRÈS

À partir du congrès de 1985 et à l'initiative de Philippe Bet (qui pouvait mettre à la disposition de la SFECAG un certain nombre de facilités pratiques et de moyens techniques), de Lucien Rivet et de Nicole Rohmann-Rivet, il fut décidé de publier les Actes de chacun des congrès, dans les sept mois qui suivent ; le manuscrit que fournit chaque auteur étant complété par la discussion qui s'en est suivie. Depuis 1990, le secrétariat d'édition est assuré par Sylvie Saulnier et Lucien Rivet.

- Actes du congrès de Reims (1985), 90 pages : diffusés à 270 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Toulouse (1986), 178 pages : diffusés à 419 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Caen (1987), 214 pages : diffusés à 461 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès d'Orange (1988), 274 pages : diffusés à 482 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Lezoux (1989), 248 pages : diffusés à 552 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Mandeure-Mathay (1990), 244 pages : diffusés à 515 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Cognac (1991), 440 pages : diffusés à 579 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Tournai (1992), 304 pages : diffusés à 603 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Versailles (1993), 388 pages : diffusés à 582 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Millau (1994), 280 pages  : diffusés à 641 exemplaires (épuisés ) ; 
- Actes du congrès de Rouen (1995), 348 pages  : diffusés à 693 exemplaires (épuisés ) ;
- Actes du congrès de Dijon (1996), 508 pages : diffusés à 698 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès du Mans (1997), 512 pages : diffusés à 695 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès d’Istres (1998), 364 pages diffusés à 687 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Fribourg (1999), 392 pages : diffusés à 687 exemplaires (épuisés) ;
- Actes du congrès de Libourne (2000), 520 pages : diffusés à 721 exemplaires (épuisés) ;;
- Actes du congrès de Lille-Bavay (2001), 522 pages ;
- Actes du congrès de Bayeux (2002), 488 pages ;
- Actes du congrès de Saint-Romain-en-Gal (2003), 684 pages ;
- Actes du congrès de Vallauris (2004), 492 pages ;
- Actes du Congrès de Blois (2005), 776 pages ;
- Actes du Congrès de Pézenas (2006), 704 pages ;
-Actes du Congrès de Langres (2007), 604 pages ;
-Actes du Congrès de L'Escala-Empúries (2008), 842 pages ;
- Actes du Congrès de Colmar (2009), 828 pages ;
- Actes du Congrès de Chelles (2010), 718 pages ;.
- Actes du Congrès d'Arles (2011), 752 pages ;
- Actes du Congrès de Poitiers (2012), 862 pages ;
- Actes du Congrès d'Amiens (2013), 624 pages ;
- Actes du Congrès de Chartres (2014), 920 pages ;
- Actes du Congrès de Nyon (2015), 660 pages ;
- Actes du Congrès d'Autun (2016), 734 pages.

La diffusion de ces ouvrages est en progression régulière, sachant qu'il faut quelques années pour pouvoir l'apprécier ; elle se fait avant tout auprès des adhérents mais touche de plus en plus largement différentes administrations (Services régionaux, départementaux ou municipaux de l'archéologie, Bibliothèques, Musées, Universités, etc.), tant en France qu'à l'étranger.

Parallèlement, un  Supplément 1 (Y. Rigoir et L. Rivet, De la représentation graphique des sigillées) a été édité en 1994 ; cette collection est destinée à accueillir toute étude qui dépasse en volume le cadre d'un simple article. Un Supplément 2 (J.-L. TILHARD, Les céramiques sigillées du Haut-Empire à Poitiers) est paru en 2004 et un Supplément 3 (les faciès des céramiques communes de la maison des dieux océan à Saint-Romain-en-Gal (Rhône) du Ier siècle avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C.en 2007.

VI. LA SFECAG AUJOURD'HUI

La SFECAG réunit un nombre croissant de personnes intéressées par la céramologie (17 présents à la réunion constitutive de 1962, 44 adhérents en 1968, 123 en 1978, 204 en 1985 et 476 en 2010).

Depuis 53 ans, la SFECAG, à travers ses colloques ou ses congrès et les communications qu'elle encourage, à travers les expositions et les excursions, œuvre à la promotion des études sur la céramique, informe des découvertes, des besoins et des orientations nouvelles de la recherche en céramologie, dans le but de tendre vers une connaissance approfondie de la vie antique.
En pratiquant l'alternance géographique pour la tenue de ses congrès, y compris dans les pays limitrophes, la SFECAG cherche à entrer en contact avec les spécificités régionales de la céramique ; elle est, pour les céramologues, l'occasion de faire le point sur les connaissances ou sur les découvertes récentes.

Les sujets d'étude de la SFECAG concernent tous les aspects de la céramique :
- la vaisselle de table, sigillée et autres, les céramiques communes, fines et grossières, les lampes et les statuettes, les chenets, les tuiles et les briques, les amphores, etc. ;
- les ateliers ou les centres de production, avec les carrières d'argile, les fours, les dépotoirs, l'organisation des bâtiments, etc. ;
- la diffusion, la commercialisation, les modes de transport, les entrepôts, etc. ;
- les différentes utilisations : domestique, culinaire, funéraire, religieuse, etc. ;
- l'élaboration de séries : typologiques, chronologiques, etc. ;
- la réalisation de répertoires décoratifs, etc. ;
- l'étude des influences reçues et exercées, etc. ;
- les conclusions concernant la nourriture, l'économie, la religion, la vie quotidienne et collective, etc. ;
- les problèmes méthodologiques.

La SFECAG se propose donc, sans cesse, d'encourager la recherche technique et scientifique, sans jamais la séparer des buts humanistes de l'Histoire.
En outre, son but est de créer, entre ceux qui s'intéressent à la céramologie, des relations interpersonnelles et des rapports de groupe aussi coopératifs que possible.
Autant qu'il se peut, la SFECAG, à travers ses congrès et la publication des actes qui en découle, s'offre comme un espace de liberté, une tribune, pour tous ceux qui, amateurs ou professionnels, débutants ou chercheurs confirmés, participent à la diffusion de l'information.
Depuis 49 ans, le GECAG puis la SFECAG ont accumulé un fort investissement de bonnes volontés et reflètent la cohésion et la fidélité de ses membres sur lesquels reposent les principes fondamentaux de son existence.

Villes ayant accueilli les congrès de la Sfécag
(cliquer sur le nom de la ville pour faire apparaître l'affiche du congrès)

 

BIBLIOGRAPHIE